04.09.2009

L'Europe des autoroutes: la fin d'une ère?

C'est une invention européenne. Deux chaussées séparées, pour plus de sécurité dans les longs trajets: l'autoroute a révolutionné les transports, et c'est l'Italie de Mussolini qui en a construit le tout premier tronçon. Aujourd'hui elle maille le territoire européen, mais hérisse les écologistes...

 

 

Regarder la video ici

29.06.2009

Les sièges du TCSP ... "Denim"

Lu dans le Midilibre du 29/06/09:

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"...Beau dehors, ce bus à haut niveau de service est tout aussi distingué à l'intérieur. Comble du chic local, c'est de jean "de Nîmes" que ses sièges, accoudoirs et autres appuis sont recouverts. Sur la robuste toile bleue, les coutures jaunes soulignent son appartenance aux indémodables, dont le célèbre 501. Seule différence : sur la célèbre étiquette de cuir, pas de chiffre mais des lettres. Celles du modèle original, le logo Denim..."

24.06.2009

La requalification de Droixhe

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Le journal de Liège n°4 dévoile les grandes lignes de la requalification tant attendue du quartier de Droixhe à Liège.

 

A lire ici en page 4 et 5

 

18.06.2009

British Airways invente le travail … gratuit

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En ces temps de crise les employeurs ont recours aux solutions habituelles pour la survie de leur entreprise (réduction du temps de travail, chômage économique, restructuration, etc). La société British Airways va plus loin en inventant le travail gratuit sur une période déterminée. Est-ce une solution innovante pour sauver une entreprise en péril ? Ou venons-nous de franchir un nouveau cap intolérable dans l’ultralibéralisme ?

 

  

Article de Le Monde du 17/06/09 " British Airways appelle ses salariés à travailler gratuitement"

 

British Airways, qui a fait état le mois dernier d'une perte annuelle record, a annoncé mardi avoir demandé à ses salariés de travailler gratuitement. La compagnie aérienne bataille pour sa "survie" dans des conditions de marché difficiles. Cet appel aux employés de la compagnie en Grande-Bretagne leur demande de se porter volontaires pour une période allant d'une semaine à un mois de congé sans solde ou de travail non payé.

 

 

Le directeur général de British Ariways, Willie Walsh, qui a promis aux côtés du directeur financier, Keith Williams, de travailler gratuitement en juillet, a précisé que ce projet s'inscrivait dans le vaste programme de réductions de coûts de la compagnie aérienne britannique. "Nombre d'entre vous entendent aider la société", a déclaré M. Walsh. "J'espère que chaque entité de la compagnie contribuera d'une certaine manière à ce moyen efficace financièrement pour aider au plan de survie de la société. Cela compte vraiment", a-t-il ajouté.

 

 

British Airways, troisième compagnie aérienne européenne par le chiffre d'affaires, a publié une perte opérationnelle annuelle de 220 millions de livres sterling (260 millions d'euros) et renoncé en mai à verser un dividende, souffrant du retournement du marché aérien mondial, dont elle ne prévoit pas de redressement dans l'immédiat.

17.06.2009

Copenhague 2009: L'ultimatum climatique

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 Le « développement durable » est indéniablement à la mode et tout le monde l’utilise à sa guise quitte à galvauder cette locution comme ces constructeurs automobiles ou ces producteurs d’énergie fossile qui ne se privent pas pour surfer sur cette vague verte. Un argument marketing de plus ? Certainement. Une prise de conscience ? Ca serait la nouvelle du siècle.

 

Cette prise de conscience pourrait devenir une réalité dès la fin 2009 puisque l’ONU organise son très attendu sommet sur le climat à Copenhague. Au vu des dernières élections européennes, qui ont montré une nette poussée verte, ce sommet est plus qu’attendu au tournant.

 

Une pétition lancée il y a peu à l’initiative de plusieurs ONG a vu le jour sur internet et s’adresse directement au président de la république, en voici le texte et le lien :

 

Monsieur le Président,

Au mois de décembre de cette année se tiendra à Copenhague le Sommet de l’ONU sur le climat. Confrontés au péril climatique, les dirigeants du monde entier devront parvenir à surmonter leurs divergences d’intérêts de court terme pour se rassembler autour d’un projet politique mondial fondé sur un constat scientifique objectif et ainsi donner une suite au protocole de Kyoto qui soit à la hauteur des enjeux que nous allons devoir tous ensemble affronter dans les décennies à venir. Le résultat de cette conférence dessinera l’avenir climatique de l’humanité. Or comme le rappelait il y a un an le secrétaire général des Nations Unies Ban Ki-Moon, « nous sommes au bord d’une catastrophe si nous n’agissons pas ».

Acteurs reconnus de la protection de l’environnement, des droits humains et de l’action humanitaire, conscients des responsabilités qui sont les nôtres, nous avons décidé pour la première fois de parler d’une seule voix pour vous exprimer publiquement notre préoccupation et vous appeler à agir avec ambition et détermination lors de la Conférence de Copenhague. Au regard de l’ultimatum climatique auquel l’humanité est confrontée aujourd’hui, Monsieur le Président, vous aurez rendez-vous avec l’Histoire en décembre 2009.

Le réchauffement du système climatique est sans équivoque. L’activité humaine en est la cause. Ses impacts se font déjà ressentir en différents points du globe, notamment par la multiplication des catastrophes climatiques. Si nous n’agissons pas maintenant, ils seront sans aucun doute encore plus dévastateurs. C’est le constat sans appel de 2 500 scientifiques du monde entier qui ont reçu collectivement le Prix Nobel de la Paix en 2007 pour leurs travaux sur le phénomène des changements climatiques. Depuis, de nouveaux éléments scientifiques montrent, chaque jour, que le climat se dérègle au-delà des prévisions les plus pessimistes, avec des conséquences bien plus précoces que prévues et d’ores et déjà visibles.

S’il est encore difficile d’évaluer avec précision l’amplitude des impacts, le danger est en revanche déjà certain. Ecosystèmes ravagés, variabilité climatique extrême, hausse du niveau des océans… : les premières victimes de ces catastrophes en chaîne sont les populations déjà vulnérables en Afrique subsaharienne, en Asie centrale, du Sud Est ou dans de nombreux pays insulaires. La sécurité alimentaire, l’accès à l’eau ou à la terre sont gravement menacés et des centaines de millions de personnes risquent d’être poussées à l’exode, grossissant les rangs de ceux que l’on nomme les « réfugiés climatiques ». Dans un monde de crises, nous craignons que la guerre, l’autoritarisme, les inégalités, la misère  et la souffrance humaine prennent encore un peu plus le pas sur la paix, la dignité humaine et la démocratie.

L’urgence climatique nous commande donc d’agir à la hauteur des périls qui sont devant nous. Nous maîtrisons déjà la plupart des technologies nécessaires pour relever le défi d’un mode de développement qui intègrerait à sa juste mesure l’impératif climatique. De plus, cette rupture avec un modèle de développement hérité d’un passé révolu recèle des opportunités d’économies, d’emplois et d’innovations considérables. Encore faut-il que nous prenions la décision politique de le faire.

Tout d’abord, il faut impérativement parvenir à stopper la croissance des émissions mondiales de gaz à effet de serre d’ici à 2015 avant de les faire décroitre. C’est la seule voie pour limiter le réchauffement des températures bien en-dessous de 2°C, seuil au-delà duquel la capacité à s’adapter de nos sociétés et des écosystèmes est menacée. Pour ce faire, Les pays industrialisés, dont la France, doivent s’engager collectivement à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre d’au moins 40% d’ici à 2020 par rapport à 1990.

Mais cela ne sera pas suffisant. Les pays en développement doivent, eux aussi, mettre en place les politiques industrielles, énergétiques et agricoles qui limiteront la croissance de leurs émissions avant de les réduire, sans compromettre leur légitime aspiration au développement économique et social. L’accord de Copenhague devra permettre à ces pays d’évoluer vers des modèles sobres en carbone. Il devra aussi leur permettre de s’adapter aux conséquences inévitables du changement climatique.

Pour nombre d’entre eux, en particulier les plus vulnérables, ces actions ne pourront se faire sans le soutien financier et technique des pays industrialisés. Les besoins d’ici à 2020 sont évalués à plus de 100 milliards d’euros par an. C’est moins de 10% des dépenses militaires mondiales.

Responsables de la majorité des émissions de gaz à effet de serre aujourd’hui dans l’atmosphère, munis de capacités d’action plus fortes, les pays industrialisés portent la responsabilité morale, légale et économique de mener le combat contre le dérèglement du climat. Monsieur le Président, vous vous devez de prendre la tête de ce combat qui est sans aucun doute l’enjeu de ce siècle. Notre avenir commun dépendra dans deux cents jours des choix politiques qui seront faits.

Serge Orru, WWF-France
Pascal Husting, Greenpeace France
François Danel, Action contre la Faim
Olivier Braunsteffer, Care France
Antoine Bernard, FIDH
Nicolas Hulot, Fondation Nicolas Hulot
Anne Bringault, Les amis de la terre
Michel Bruguière, Médecins du Monde
Luc Lamprière, Oxfam France Agir Ici
Sandrine Mathy, Réseau Action Climat
Michel Roy, Secours Catholique

http://www.copenhague-2009.com